Un deuxième assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, cofondateur du groupuscule d’ultra-gauche la Jeune Garde, fait partie des personnes interpellées dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque à Lyon, selon une information qu’Europe 1 est en mesure de confirmer.
Après Jacques-Elie Favrot, un deuxième assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault figure parmi les 11 personnes interpellées après la mort de Quentin Deranque à Lyon, selon une information qu’Europe 1 est en mesure de confirmer. Robin Chalendard est entendu pour "soustraction d’un criminel à l’arrestation ou aux recherches".
Raphaël Arnault est l'un des fondateurs du groupuscule d'ultragauche La Jeune Garde, dont six membres ont été identifiés dans le lynchage mortel du jeune homme. En outre, un ancien stagiaire de l'élu insoumis a également été interpellé.
Les deux assistants fichés S
Interpellé dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, Robin Chalendard, qui exerce par ailleurs sous le pseudonyme de Robin Michel à l’Assemblée nationale, est soupçonné d’avoir participé à cacher un ou plusieurs individus suspectés d’avoir lynché l’étudiant de 23 ans.
Selon les informations d’Europe 1, les deux attachés parlementaires sont fichés S, tout comme leur député insoumis, qui serait, lui, triple fiché S. Tous sont donc encore en garde à vue, interrogés par les enquêteurs afin de déterminer leur rôle exact dans la mort de Quentin Deranque. En outre, la garde à vue peut durer jusqu’à 48 heures, soit jusqu’à jeudi soir ou vendredi matin selon les mis en cause.
Des interpellations un peu partout en France
Les interpellations menées dans le cadre de la mort de l’étudiant de 23 ans, en marge d’un meeting de l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon, ont été réalisées un peu partout en France (Haute-Loire, Drôme, Isère…).
Un couple a été arrêté mercredi matin, portant à onze le nombre total d’interpellations. Mardi soir, entre 18 heures et 21 heures, sept hommes, dont l’assistant parlementaire Jacques-Élie Favrot, et deux femmes avaient déjà été arrêtés lors d’opérations coordonnées.
Les onze personnes sont entendues par les enquêteurs dans le cadre d’une garde à vue qui peut durer au maximum 48 heures. Certaines font l’objet d’une fiche S, émise par le renseignement intérieur pour recenser les personnes potentiellement dangereuses pour la sécurité nationale, selon une source proche de l’enquête.