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Fin de vie : texte, enjeux... Ce qu'il faut savoir avant la reprise des débats à l'Assemblée

Assemblée nationale (Illustration) [AFP]

Les textes sur la fin de vie sont de retour à l'Assemblée nationale ce lundi. Après un passage au Sénat, les députés vont débattre sur la version d'origine, qui prévoit un accès élargi à l'aide à mourir. Europe 1 fait le point.

Les débats sur l’euthanasie et le suicide assisté reprennent ce lundi matin à l'Assemblée nationale. Après un passage au Sénat et un rejet, les députés avaient repris leur texte d’origine. Si le trajet législatif est long, les critères d’accès à l’euthanasie restent les mêmes, tout comme le ton général.

Un texte qui manque globalement de prudence, selon Philippe Juvin

Une nouvelle fois, la copie qui arrive dans l'hémicycle est élargie. Elle autorise ainsi que la souffrance psychologique seule, sans douleur physique, suffise pour bénéficier d'une aide à mourir. Pour le député LR Philippe Juvin, ce nouveau texte manque globalement de prudence.

"C’est un texte qui est devenu encore moins contrôlé, puisqu’il est ouvert désormais à des gens qui, non seulement ne sont pas en fin de vie, mais ont une détresse psychologique. C’est le député mais aussi le médecin qui parle : je vois bien que les gens, à la fin de leur vie, ont des demandes de mort fluctuantes en fonction des circonstances", affirme-t-il.

Ces mesures pour limiter le recours à l'aide à mourir

Les partisans d'une aide à mourir devraient néanmoins plaider pour un nouvel élargissement du texte, avec la création d'une euthanasie pour les mineurs par exemple.

Face à eux, opposants ou députés non satisfaits de cette copie se concentreront sur la mise en place de verrous : création d'une commission composée de médecins, de magistrats, qui examinerait la demande d'euthanasie avant tout geste létal, création d'un volontariat des soignants et d'une clause d'établissement permettant aux maisons de santé qui le souhaitent de refuser toute pratique visant à donner la mort.

Autant de garde-fous pour garantir que l'aide à mourir resterait une exception tolérée dans des cas rares et précis.