En déplacement en Algérie ce lundi, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez va tenter de trouver des terrains d'entente avec le régime algérien, notamment sur la question des OQTF. Car selon les informations d'Europe 1, depuis la reprise du dialogue à l’automne dernier, aucun laissez-passer consulaire n’a été délivré par Alger.
Laurent Nuñez se rend ce lundi 16 février en Algérie, avec l'objectif de trouver des terrains d’entente avec le régime algérien. Le ministre de l’Intérieur a changé de braquet depuis le départ de Bruno Retailleau, qui avait imposé un rapport de force. Une voie vers la reprise de la discussion qui n’a pas porté, pour l’instant, ses fruits.
Laurent Nuñez veut activer le levier politique
Sur la question épineuse des OQTF algériens en voie d’expulsion, Alger ne semble pas avoir vraiment pris la mesure du problème. Lorsqu’il a été nommé à la Place Beauvau, Laurent Nuñez a souhaité réchauffer la relation franco-algérienne pour obtenir des laissez-passer consulaires, et renvoyer les clandestins algériens vers leur pays d’origine.
Sauf que le régime n’a pour l’instant pas donné suffisamment de gages. Selon les informations d’Europe 1, depuis la reprise du dialogue à l’automne dernier, aucun laissez-passer consulaire n’a été délivré par Alger. C'est la raison pour laquelle Laurent Nuñez veut activer le levier politique.
90 jours maximum dans un CRA
Près d’un retenu sur deux était il y a quelques mois en attente d’expulsion vers l’Algérie. Des profils bien souvent dangereux qui ont commis des troubles à l’ordre public. Sans le précieux document délivré par Alger, impossible d’expulser ces clandestins, qui peuvent rester au maximum jusqu’à 90 jours dans un centre de rétention administrative (CRA).
Sans laissez-passer consulaire, ils sont alors relâchés dans la nature, les plus dangereux faisant l’objet d’une assignation à résidence. Généralement, il s'agit d'un hôtel, payé par le contribuable français.