Les textes sur la fin de vie reviennent ce lundi à l'Assemblée nationale. Alors que le vote est prévu le 24 février, médecins et soignants en soins palliatifs appellent à développer ces soins palliatifs. Interrogée par Europe 1, une médecin spécialisée dans ce domaine évoque l'importance de ces soins.
Développer les soins palliatifs, c'est l'appel de médecins et de soignants alors que les textes sur la fin de vie reviennent ce lundi à l'Assemblée nationale. Auprès d'Europe 1, Isabelle Arbaret, médecin en soins palliatifs à la maison médicale Jeanne-Garnier à Paris, est sur cette même longueur d'onde.
L'être humain "est dans un désir de vie"
"On le voit tous les jours. Il y a parfois des demandes de mort ou des demandes que la situation s'arrête parce que ça devient difficile pour plein de raisons, mais on sait bien qu'il y a une notion de temporalité. Cette ambivalence s'exprime pour nous aussi, les 'bien portants' : il y a des jours avec et des jours sans", expose-t-elle d'abord.
Pour la médecin en soins palliatifs, "il faut faire très attention à ne pas aller trop vite dans la temporalité". "Les demandes, s'il y en a au début, cessent très rapidement avec une prise en charge. On voit que la plupart des patients ont une force de vie et qu'ils souhaitent rester auprès de leurs proches jusqu'au bout."
Isabelle Arbaret convient que "ce que ne veut pas tout être humain, c'est de souffrir. Mais un être humain n'est pas en demande de mort. Qu'il ait des pulsions de mort, c'est possible, mais il est dans un désir de vie", conclut-elle. Le vote est prévu à l'Assemblée le 24 février.