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«Resserrons nos liens» : l'appel de Marco Rubio aux Européens à la Conférence sur la sécurité de Munich

Marco Rubio. [KAY NIETFELD / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP]

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a prononcé un discours samedi à la Conférence sur la sécurité de Munich, avec un contraste saisissant par rapport à celui de son vice-président J. D. Vance l'an dernier. Il a dit chercher à revitaliser sa "vieille amitié avec l'Europe".

Un an après le discours retentissant du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, à la Conférence sur la sécurité de Munich, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a offert contraste saisissant en prenant la parole ce samedi devant la même assemblée, à la 62e édition de cet événement.

"Nous sommes les héritiers d'une même grande et noble civilisation"

"Resserrons nos liens", c'est l'appel qu'il a lancé aux Européens. Il a dit chercher à revitaliser sa "vieille amitié avec l'Europe", alors qu'il y a un an, J. D. Vance posait les bases de la rupture dans un discours particulièrement agressif.

"Nous sommes les héritiers d'une même grande et noble civilisation", a estimé Marco Rubio, qui appelle le Vieux Continent à se ranger derrière la vision de son président.

"Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis d'Amérique se lanceront une nouvelle fois dans une entreprise de renouveau animée par la vision d'un avenir aussi fier et souverain, aussi dynamique que le passé de notre civilisation", a-t-il lancé.

"Nous produirons une Europe forte et indépendante", déclare Jean-Noël Barrot

Donald Trump souhaite réformer l'ONU, qui n'a pas joué son rôle, selon lui, dans la résolution des guerres, et réformer l'Europe, "menacée par l'effacement civilisationnel et la désindustrialisation".

Malgré quelques soupirs de soulagement dans la salle, Jean-Noël Barrot, le ministre français des Affaires étrangères, a précisé que la stratégie restait inchangée. "Nous produirons une Europe forte et indépendante", a-t-il déclaré, de concert avec la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britnannique Keir Starmer.