Avec un circuit de 15 kilomètres sur le sable, 2.800 participants et 700.000 spectateurs attendus, l’Enduropale du Touquet fête jusqu’à dimanche sa 50e édition. L’épreuve du Pas-de-Calais, présentée comme la plus grande course de motos sur sable au monde, rassemble professionnels et amateurs sur la côte d’Opale.
Jusqu’à dimanche, l’Enduropale du Touquet célèbre sa 50e édition sur la plage du Pas-de-Calais. La course, organisée sur un circuit de 15 kilomètres tracé sur le sable de la côte d’Opale, réunit 2.800 participants et pourrait attirer 700.000 spectateurs sur l’ensemble du week-end. Présentée par les organisateurs comme la plus grande course de motos sur sable au monde, elle constitue un rendez-vous majeur du calendrier tout-terrain.
Une épreuve reine très attendue par les pilotes
Pour de nombreux concurrents, Le Touquet représente un objectif central. Christophe Meyer, entraîneur de l’équipe Honda Motoblouz SR Motul, décrit l’épreuve comme "le Graal" de la moto tout-terrain. Son pilote Cyril Genot, double deuxième de la course, confirme l’importance de ce rendez-vous: "C'est la course la plus importante pour nous (...) On travaille très dur pour essayer de la remporter".
Dimanche à 13H50, 1.300 pilotes de moto tout-terrain s’élanceront pour l’épreuve reine. Au programme, trois heures de course durant lesquelles les meilleurs parcourront près de 200 kilomètres. Créée en 1975 par Thierry Sabine, également fondateur du Rallye Dakar, l’Enduropale s’est imposée au fil des décennies comme une référence mondiale de la discipline.
Un circuit adapté et une difficulté reconnue
Initialement tracé dans les dunes, le parcours se limite désormais à la plage du Touquet afin de réduire son impact écologique. "On a réussi à trouver un bon équilibre, ça fait la deuxième année qu'on a un avis favorable de la DDTM", souligne David Hauquier, directeur sportif de l’épreuve et ancien vainqueur. Le tracé reste toutefois extrêmement exigeant pour les concurrents.
"En tout-terrain, il n'y a pas de course plus difficile", insiste David Hauquier. "C'est trois heures intensives, la piste se détruit au fur et à mesure des tours, et plus le pilote fatigue, plus la piste se détruit, donc c'est vraiment pour certains un enfer". Cette difficulté fait partie intégrante de l’identité de l’Enduropale.
Mixité, amateurs et images spectaculaires
L’épreuve se distingue aussi par la mixité de ses participants. Mathilde Martinez, triple championne de France femmes, qui prendra sa retraite dimanche, évoque une course "mythique" où la présence conjointe d’hommes et de femmes pousse les concurrentes à "se donner à 100%" et à offrir "le meilleur d'(elles)-mêmes". Professionnels et amateurs, surnommés les "poireaux", partagent le même tracé.
Le départ en ligne droite offre chaque année des images spectaculaires. "C'est hyper impressionnant, quand on prend un départ en masse, le bruit de toutes les motos qui démarrent et l'adrénaline que ça procure, la peur que ça procure", témoigne Stéphane Peterhansel. Le recordman de victoires au Dakar participe ce week-end à l’épreuve "vintage", réservée aux motos d’avant 2000.