Sébastien Lecornu a présenté la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), document attendu depuis trois ans. Relance du nucléaire, coup de frein sur l’éolien et le solaire : la stratégie vise souveraineté, climat et pouvoir d’achat, mais suscite déjà de vives critiques politiques.
Quelle politique énergétique pour la France en 2035 ? Sébastien Lecornu vient de présenter dans le Jura un document attendu depuis trois ans, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Alors, que prévoit-elle ? Relance massive du nucléaire, coup de frein sur l'éolien terrestre et le solaire, une stratégie censée garantir souveraineté, climat et pouvoir d'achat, mais qui déclenche une vive bataille politique.
Une bataille stratégique
Tourner la page du budget et montrer qu'il peut sortir de l'immobilisme sur le sujet crucial de l'énergie, c'est l'ambition de Sébastien Lecornu. Mais à peine annoncé, déjà contesté. D'abord sur la forme : la programmation pluriannuelle est publiée par décret. Marine Le Pen parle de faute démocratique. La chef du Rassemblement national accuse le Premier ministre de passer en force sans majorité parlementaire.
Deuxième charge sur le fond. Le texte n’est ni chiffré ni budgété, selon Marine Le Pen. Dans les rangs du RN, la question monte. Faut-il déposer une motion de censure ? À ce stade, ce n'est pas le cas. La décision est encore en suspens. Chez Les Républicains, la critique vise à la fois la méthode et la vision. Le parti réclame un moratoire sur les renouvelables intermittents et accuse l'exécutif de fragiliser la filière nucléaire.
Derrière ce texte, une bataille stratégique autour de thèmes clés avant 2027 : souveraineté, industrie, pouvoir d'achat.