Invité à l'émission "La France Bouge" de ce mercredi 11 janvier, Tristan Rodriguez, vice-président du groupe Kramer, est longuement revenu sur la situation des robinettiers en France. Il explique avoir très peu de concurrents dans son domaine, et que son entreprise est la dernière en France à fabriquer de la robinetterie et de la céramique.
Le domaine de la robinetterie en France est-il condamné à disparaître ? C'est ce que craint Tristan Rodriguez, vice-président du groupe Kramer et invité d'Elisabeth Assayag ce 11 février. Son entreprise fabriquant de la robinetterie et de la céramique et la dernière en France, du fait d'un manque d'apprentis et d'appétence pour le domaine.
"Nous sommes les derniers Français"
Dans La France bouge, sur Europe 1, Elisabeth Assayag a reçu le vice-président de l'entreprise de robinetterie Kramer, Tristan Rodriguez. Il a expliqué avoir "très peu" de concurrents en France, et aucun dans son domaine très spécifique de robinetterie et de céramique.
"Nous sommes les derniers Français. C'est donc une responsabilité de transmettre notre savoir-faire, surtout un devoir. Quand vous regardez l'histoire de la jurassienne de céramique, aujourd'hui, nous avons des salariés qui sont issus de la cinquième, sixième génération. Il faut que ça perdure après nous", a-t-il martelé.
Mais il fait face à une absence d'apprentis pour les métiers très particuliers de son domaine. "Ce sont souvent des métiers qu'on appelle orphelins de formation : on les apprend sur le tas, en venant à l'usine."
Un apprentissage qui demeure mal-vu du fait de certains stéréotypes. Il explique être issu "d'une génération où on nous a dit que si on ne travaillait pas bien à l'école, on finirait à l'usine ou dans les ateliers", ce qui a un effet rebutant.
"C'est juste insupportable", déplore-t-il au micro d’Elisabeth Assayag. "Alors que l'industrie est capable d'histoires et d'évolutions inter-entreprises qui sont tout à fait incroyables. J'en suis la preuve et j'en ai plein d'autres au sein du groupe Kramer. Mais aujourd'hui, l'industrie manque et a besoin de cet élan de jeunesse et d'appétence pour nos métiers."