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Mayotte : neuf cas de Mpox confirmés, l'ARS juge la situation «peu inquiétante»

Neuf cas de mpox ont été confirmés à Mayotte depuis janvier. Si l’ARS se veut rassurante, la situation reste surveillée de près en raison de la circulation active de la maladie à Madagascar et aux Comores, dans une région déjà éprouvée par plusieurs crises sanitaires.

Neuf cas de mpox ont été recensés à Mayotte depuis l’apparition du premier cas en janvier, a annoncé mercredi l’Agence régionale de santé (ARS). Pour l’heure, les autorités se veulent rassurantes : “La situation est relativement peu inquiétante, assez peu de cas ont été recensés”, a déclaré Marc Noizet, conseiller médical de l’ARS, lors d’une conférence de presse. 

L’ARS reste toutefois en vigilance renforcée, notamment en raison de la propagation de la maladie à Madagascar, où l’Organisation mondiale de la santé “reconnaît une situation épidémique sur place”. Aux Comores, dont l’île d’Anjouan se situe à seulement 70 kilomètres de Mayotte, un peu plus d’une dizaine de cas ont également été signalés. 

La maladie n'est plus une “urgence de santé publique”

Mayotte, département le plus pauvre de France et l’un des plus densément peuplés hors région parisienne, sort déjà de plusieurs crises sanitaires successives : une circulation active du chikungunya en 2025 et une épidémie de choléra au premier semestre 2024, responsable de cinq décès. 

Le mpox - anciennement variole du singe - se manifeste par une forte fièvre et l’apparition de vésicules cutanées. Si la maladie continue de circuler sur le continent africain, Africa CDC, l’agence de santé de l’Union africaine, estimait fin janvier qu’elle n’était plus une “urgence de santé publique”, en raison d’une baisse notable des cas. “Entre les pics de transmission du début et de la fin de l'année 2025, le nombre de cas suspects a diminué de 40 % et celui des cas confirmés de 60 %”, indiquait l’agence. 

L’OMS avait elle aussi annoncé en septembre 2025 que le mpox ne constituait plus une urgence sanitaire internationale. Outre Mayotte, un second cas importé de Madagascar a été confirmé lundi à La Réunion : selon l’ARS locale, il s’agit d’un habitant de l’île ayant présenté des symptômes quelques jours après son retour.