Tempêtes, inondations en série : depuis le début de l'année, des cumuls pluviométriques remarquables ont été relevés, avec des records mensuels pulvérisés en Bretagne pour le mois de janvier. La France entière est sous l’eau, et si cela fait du bien aux nappes phréatiques, cela joue aussi sur le moral des habitants.
Au café, sur les marchés, à la maison, dans la rue ou au travail, la météo est devenue le principal sujet de discussion en ce début d’année. Sur les terrains de boules détrempés, face au vieux port de Cannes, deux amis débattent des caprices du ciel.
Pour profiter du soleil, il va falloir attendre
"C'est le sujet de discussion. Ça fait un mois et demi qu'il pleut. On en a ras-le-bol, ras la casquette", grommelle Jeannot. À ses côtés, son copain Daniel est plus philosophe. "Moi, j'aime bien, ça a un intérêt pour les champignons", s’amuse le retraité.
Dans les rues de Cannes, Patrice accélère le pas sous une pluie fine. Son parapluie en main, l’homme avoue que la grisaille et les précipitations, quasi-quotidiennes, pèsent sur le moral. "Il y a beaucoup moins de luminosité, et surtout beaucoup de pluie… Avec tout ce que ça peut entraîner. Des débordements, des éboulements...", témoigne ce dernier.
Entre deux averses, de nombreux touristes et Cannois profitent du bord de mer pour se dégourdir les jambes et rêver d’une météo meilleure. "Et encore", précise un promeneur, "on a de la chance d’être à Cannes, par rapport au reste de la France. On pense aux Bretons en particulier".
Au marché Forville, devant son étal de poisson, à l’abri sous une immense tente plastique, Annie se désespère de voir les allées dépeuplées. "Il y a beaucoup moins de personnes quand il fait mauvais temps. On espère que le beau temps va revenir… Et la clientèle aussi", conclut cette figure du marché, en étouffant un rire.
Pour profiter du soleil, il va pourtant falloir attendre. Selon les prévisions météorologiques, il va encore pleuvoir une bonne partie de la semaine sur la Côte-d’Azur.