Depuis la publication de millions de documents liés à l'affaire Jeffrey Epstein, des liens avec des activités ou des associés français ressurgissent quotidiennement. À l'instar du Royaume-Uni, l'ampleur du dossier prend une dimension internationale et la France y occupe une place singulière.
C'est une tornade judiciaire à l'échelle du monde. La révélation de nombreux documents du dossier lié à l'affaire Jeffrey Epstein embrase les institutions du monde entier.
Danemark, Royaume-Uni, États-Unis et même la France, où le financier et pédocriminel avait noué des liens très serrés avec des figures politiques, à l'image de la polémique entourant l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang.
Un luxueux appartement parisien
Il faut dire que Jeffrey Epstein n'était pas un simple touriste à Paris. Il disposait d'un appartement de près de 800 m² acheté en 2001, au 22 avenue Foch, dans le 16e arrondissement de la capitale.
Un pied-à-terre dans la ville lumière dans lequel il séjournait régulièrement, plusieurs fois par an, jusqu'à son arrestation en 2019.
Depuis, le logement a été perquisitionné par la police judiciaire. Les enquêteurs y ont saisi du matériel informatique et tentent d'établir si des faits pénalement répréhensibles ont pu y être commis.
Des contacts haut placés
Outre ce lieu fixe dans la capitale, Jeffrey Epstein disposait de nombreux relais. À commencer par le Français Jean-Luc Brunel, agents de mannequins mais surtout rabatteur pour le compte du multimillionnaire.
L'homme avait aussi de nombreuses connaissances et amis à Paris, comme Jack Lang et sa fille Caroline. Des intermédiaires capables d'ouvrir des portes, d'organiser des rencontres en haute sphère et de facilité des affaires.
Un réseau aveuglé par l'argent et peu regardant. Loin des États-Unis où une première condamnation pour trafic de prostituées mineures en Floride, en 2008, avait déjà écorné son image.