Le gouvernement a confirmé lundi le renouvellement de la vaccination obligatoire des bovins contre la dermatose nodulaire contagieuse dans les quatre régions déjà concernées en 2025. Une décision validée par une large majorité lors du “Parlement du sanitaire”, malgré l’opposition de certains syndicats agricoles.
Les bovins seront à nouveau vaccinés cette année contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans les quatre régions déjà concernées en 2025, a annoncé lundi le ministère de l’Agriculture à l’issue du “Parlement du sanitaire”, une instance réunissant éleveurs, vétérinaires, institutions et scientifiques. Selon le ministère, “une large majorité des participants s’est prononcée en faveur du renouvellement de la vaccination” en Auvergne‑Rhône‑Alpes, Bourgogne‑Franche‑Comté, Nouvelle‑Aquitaine et Occitanie. La vaccination restera obligatoire, financée par l’État et mise en œuvre à l’échelle régionale.
Le vaccin étant efficace entre 12 et 18 mois, les territoires n’en sont pas tous au même stade. En Savoie et Haute‑Savoie, premiers départements touchés par l’arrivée de la DNC en juin 2025, la campagne s’est déroulée l’été dernier, période propice à la transmission par les mouches piqueuses et les taons. En Bourgogne‑Franche‑Comté, l’essentiel des troupeaux a été vacciné à l’automne. Dans dix départements du Sud‑Ouest, la campagne renforcée lancée mi‑décembre a permis d’atteindre 96,5 % d’animaux vaccinés, soit plus de 697 000 bovins fin janvier.
Vers un protocole assoupli ?
Trois scénarios avaient été présentés aux participants : l’arrêt de la vaccination, son maintien dans les zones actuelles, ou son extension à tout le territoire métropolitain, proposition soutenue par la Coordination rurale. Mais cette option mettrait en suspens le statut indemne de la France, essentiel pour ses exportations, et n’a pas été retenue par les autorités.
La Coordination rurale, soutenue par la Confédération paysanne, continue par ailleurs de contester la stratégie sanitaire du gouvernement. Les deux syndicats réclament notamment la fin de l’abattage total d’un foyer dès la détection d’un cas, une évolution que le ministère n’a pas annoncée lundi. Le gouvernement a toutefois chargé le Cirad d’évaluer d’ici au printemps la possibilité d’assouplir ce protocole dans les zones parvenues à une immunité vaccinale élevée.