Le XV de France lance sa campagne du Tournoi des VI Nations ce jeudi 5 janvier au Stade de France face à l’Irlande, avec un effectif profondément remanié. Entre jeunes talents et cadres habituels, Fabien Galthié mise sur l’innovation pour construire l’avenir du rugby français, dans un match exceptionnel joué un jeudi soir pour coïncider avec la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver.
Le coup d’envoi du Tournoi des VI Nations sera donné ce jeudi 5 janvier au Stade de France, où le XV de France affrontera l’Irlande. Cette année, les Bleus s’avancent avec un effectif totalement remanié, offrant un visage inédit à l’occasion de ce rendez-vous incontournable du rugby européen.
Autre particularité : le match se joue un jeudi soir pour permettre la retransmission de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver, une première depuis 1948. Une rencontre à suivre de près pour les fans, entre nouveauté et tradition du rugby français.
Une nouvelle stratégie de la part de Galthié
Le temps où Fabien Galthié composait son XV de France en fonction du nombre de sélections, sans le bouleverser pour favoriser l’expérience collective est révolu. Le sélectionneur des Bleus, a décidé de changer son fusil d’épaule. Fini le conservatisme.
"Il est temps de trouver une évolution dans notre mode de construction de la sélection. Je suis ouvert à l'innovation et donner la chance à de jeunes joueurs qui ont un potentiel certain de porter le maillot", lance l'entraîneur.
"Il faut être honnête, il y a des joueurs qui performent"
Beaucoup en ont fait les frais : Grégory Alldritt, habituel vice-capitaine, Damian Penaud recordman du plus grand nombre d’essais inscrits avec le XV de France ou encore Gaël Fickou qui n’a pas été étonné de ne pas avoir retenu.
"Je m'y attendais, je comprends ses décisions. Il faut être honnête, il y a des joueurs qui performent. Ils ont le droit aussi d'avoir une chance. Je pense que ça va aussi inciter tous les autres joueurs un peu comme moi à ne pas lâcher", explique le joueur.
On retrouve tout de même des cadres habituels : Antoine Dupont, Charles Ollivon ou encore Thomas Ramos.
L’avenir dira si ce choix était payant, d’abord pour le Tournoi des VI Nations, et à long terme lors de la prochain Mondial 2027 en Australie, où la France rêve d’un premier titre.