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Saint-Étienne : une adolescente de 16 ans rouée de coups par six mineurs, l'agression a été filmée et publiée sur les réseaux sociaux

Deux des adolescents étaient déjà connus des services de police. [Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Dans un parc situé à proximité de la cité du design de Saint-Étienne (Loire), une violente agression entre mineurs a eu lieu le lundi 26 janvier, en plein après-midi. Une adolescente de 16 ans a été tabassée par six autres jeunes, qui ont filmé la scène avant de la publier sur les réseaux sociaux.

La victime est une adolescente de 16 ans rouée de coups par six jeunes, trois garçons et trois filles, âgés de 13 à 17 ans. La scène a été diffusée sur le réseau social Snapchat, une vidéo de 45 secondes d'une extrême violence.

"Ces actes auraient pu entraîner une infirmité permanente ou même la mort"

On y voit l'adolescente être violemment jetée au sol, tirée par les cheveux et frappée à de multiples reprises par cinq jeunes à coups de poing et à coups de pied, principalement à la tête. La scène est filmée par une sixième personne. 

La jeune fille ne se doutait de rien et pensait avoir rendez-vous avec un garçon, à qui elle aurait envoyé une vidéo intime. Cette vidéo aurait ensuite circulé sur les réseaux sociaux et aurait été vue par la petite amie du garçon. Ils auraient alors voulu tendre un piège à l'adolescente.

Yves Cellier, directeur interdépartemental de la police nationale de la Loire, estime que "ce déferlement de violence, commis à plusieurs sur une jeune fille totalement sans défense, est choquant". Et de déplorer : "Il y a une perte totale de repères, les actes qu'ils ont commis auraient pu entraîner une infirmité permanente, et pourquoi pas la mort".

Deux des adolescents étaient déjà connus des services de police. Les six suspects ont été remis en liberté, dont cinq placés sous contrôle judiciaire avec couvre-feu. Ils comparaîtront devant le tribunal pour enfants début avril 2026 des chefs de "violences volontaires en réunion et avec guet-apens", "vol d’opportunité des effets de la victime" et pour celui qui a filmé la scène, "complicité de violences et diffusion de la vidéo des violences".