Après plusieurs semaines d'hésitation, la France s'aligne sur l'Italie et l'Allemagne et soutient désormais l'inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste européenne des organisations terroristes.
C'est un virage que la France n'a pas pris seule. Paris s'aligne désormais sur l'Italie et l'Allemagne qui poussaient depuis plusieurs semaines pour un classement des Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste, un véritable changement de pied diplomatique.
Un choix difficilement évitable
Jusqu’à présent, la France faisait pourtant partie des pays les plus prudents à ce sujet, privilégiant les sanctions ciblées, telles que des interdictions de visa ou encore des gels d’avoirs contre plusieurs hauts responsables iraniens.
Toutefois, cette position devenait de plus en plus difficile à tenir, notamment sur le plan européen, où la France risquait l’isolement. Sur le plan intérieur également, Emmanuel Macron se trouvait sous pression, après qu’un certain nombre de parlementaires de sa propre famille politique l’avaient interpellé ces derniers jours afin qu’il franchisse le pas.
Ainsi, à la suite de ce revirement diplomatique, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, votera ce jeudi pour l’inscription du Corps des gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes. Il ne reste désormais plus qu’à savoir si l’Europe parlera d’une seule voix, alors que l’unanimité des 27 États membres est requise.