L’ancien Premier ministre a lancé sa campagne municipale mercredi au Havre devant près de 700 personnes. Officiellement concentré sur l’enjeu local, Édouard Philippe évite toute référence à la présidentielle, même si sa réélection apparaît comme une étape clé vers l’Élysée.
Une réélection au Havre avant de prendre le large pour l’Élysée. Édouard Philippe joue une partie serrée dans sa ville, berceau de son identité politique et passage obligé, mais risqué, sur la route de la présidentielle.
Ce mercredi 29 janvier, l’ancien Premier ministre a lancé sa campagne municipale devant près de 700 personnes, dans la Salle François Ier. Officiellement, pas un mot sur 2027. Le Havre d’abord, la France ensuite.
Des excuses à Emmanuel Macron
Accueilli sur une musique rock, Édouard Philippe rentre dans la salle des fêtes où il lance toutes ses campagnes au Havre. Très vite, il met fin au faux suspense. "Oui, évidemment, j'en serai candidat aux élections municipales", annonce-t-il fermement devant son assemblée.
Un discours très local. La scène nationale n'est pas évoquée, juste une forme de mea culpa sur les mots trop durs qu’il peut avoir contre Emmanuel Macron. "Le président de la République, je lui dois ça et parfois je m'exprime de façon trop brutale, je ne devrais pas. Il m'a fait l'honneur de me proposer de servir mon pays pendant trois ans à Matignon", avoue Édouard Philippe.
Et il le martèle, l’enjeu et son objectif est bien Le Havre, pas 2027. "Je suis là pour parler du Havre, je suis là pour parler des Havraises et des Havrais. La politique nationale a ses charmes, mais la politique locale a les siens. Et je succomberai plutôt au second qu'au premier", livre-t-il.
"Je suis concentré sur cette campagne municipale"
Même ligne après son discours face aux journalistes : "Vous allez beaucoup essayer de me poser des questions sur la politique nationale et vous n'allez pas beaucoup réussir. J'essaie de ne pas trop me prendre au sérieux, mais je fais les choses sérieusement et donc je suis concentré sur cette campagne municipale parce que j'aime ma ville. Et parce que j'ai envie qu'elle aille dans le bon sens."
Édouard Philippe le sait : il joue gros. Pas de réélection au Havre, pas de présidentielle.