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«Orion 26» : un exercice au scénario fictif mais réaliste pour tester les armées françaises

Pendant trois mois, du 8 février au 30 avril, 12.500 militaires, 25 navires, 140 avions et un millier de drones vont être engagés partout sur le territoire. [Emmanuel DUNAND / AFP]

Pendant trois mois, les armées françaises vont se mesurer à un scénario de guerre de haute intensité à travers l’exercice "Orion 26". 12.500 militaires, des moyens navals, aériens et des forces alliées seront mobilisés pour tester la capacité de la France à entrer rapidement sur un théâtre de guerre.

Être prêt à entrer en guerre dès demain. C’est la mission des armées françaises qui s’apprêtent à lancer un vaste exercice militaire. Pendant trois mois, du 8 février au 30 avril, 12.500 militaires, 25 navires, 140 avions et un millier de drones vont être engagés partout sur le territoire, avec des forces étrangères.

L’exercice "Orion 26" met en scène une puissance qui veut déstabiliser son voisin afin de l’empêcher d’adhérer à l’Union européenne. Il n’est officiellement pas question de la Russie ou de l’Ukraine, mais de Mercure et Arnland. Un scénario fictif mais réaliste. L’objectif est de tester les capacités des armées françaises à entrer en premier sur un théâtre de guerre.

Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle engagé

Les grandes manœuvres commenceront début février avec des opérations amphibies et aéroportées. Le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle sera engagé. Le champ de bataille se transportera en avril vers l’Est de la France, dans les bases de Champagne.

L’OTAN y est aussi associée, pour tester la compatibilité des systèmes d’armes et des chaînes de commandement de l’Alliance. Au total, des militaires de 24 autres pays seront associés, des Européens bien sûr mais aussi des Américains ou des Émiriens.

Douze ministères français vont aussi être mis à contribution pour tester la résilience et la réactivité de leurs services civils. Car en cas d’engagement, des actions hybrides seraient menées par l’adversaire sur le territoire national. L’occasion pour l’armée française de mesurer sa force dans un contexte international dégradé.