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«C'est assez discriminant pour les familles» : la nouvelle offre de la SNCF interdisant les enfants ne fait pas l'unanimité

SNCF (Photo d'illustration). [Serge ATTAL / ONLY FRANCE / Only France via AFP]

Ce mercredi, Sarah El Haïry a demandé des explications à Jean Castex concernant la nouvelle offre de la SNCF sur l'espace interdit aux enfants dans certains TGV. Europe 1 est allée à la rencontre de voyageurs pour connaître leur avis.

La SNCF face à la polémique. Depuis le 8 janvier 2026, la classe Optimum Plus des TGV Inoui remplace la classe Business Première sur les trajets Paris-Lyon. Ces quelques sièges prévoient notamment un espace calme interdit aux enfants de moins de 12 ans.

La haut-commissaire à l'enfance, Sarah El Haïry, a demandé ce mercredi des explications au patron de la SNCF Jean Castex. Mais qu'en pensent les voyageurs ? Europe 1 est allée à votre rencontre en gare de Lyon à Paris.

Une idée bien accueillie chez les habitués

Valise à main, Jean-Michel est un habitué des Paris-Lyon. Il ne comprend pas ce changement. "C'est assez discriminant pour les familles. Je suis plus dérangé par des adultes qui parlent au téléphone et par ceux qui écoutent de la musique ou des vidéos sur leur téléphone sans écouteurs", explique-t-il.

Et d'ajouter : "Donc les enfants, s'ils font un peu de bruit, ce n'est pas dérangeant, il faut bien qu'ils vivent".

Qu'ils vivent ? D'accord, mais "dans le calme". "Certaines personnes ont besoin de tranquillité dans le train. Pas forcément des personnes âgées, mais des gens qui travaillent. Il y en a beaucoup", s'agace Joëlle, retraitée.

"Je serais tenté de dire aussi que, maintenant, les enfants de 12 ans ne sont pas forcément maîtrisés par les parents. Ce qui fait que cela devient parfois intenable", estime de son côté le mari de Joëlle.

Pourtant, beaucoup d'habitués essayent de relativiser. "Je travaille dans le train. Souvent, je prends la seconde classe, un peu moins chère que la première. Et même en seconde, s'il y a du bruit ou pas, j'arrive à travailler. On se met un casque anti-bruit sur les oreilles, cela suffit", assure Xavier qui voyage trois fois par mois en train.

Avant de conclure : "Ce n'est pas l'idée la plus importante sur laquelle la SNCF devrait réfléchir". La SNCF tente de se défendre face à cette polémique, précisant que cette offre ne concerne que 8% de l'espace d'un TGV.