Un pétrolier soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe a été arraisonné par la Marine française ce jeudi matin, en Méditerranée, au large d'Almeria, en Espagne. Ce navire, à l'équipage indien, était sous sanctions internationales. Il arborait un faux pavillon, cas emblématique de la flotte fantôme russe.
Construit en 2004, le "Grinch" est un navire-citerne. Il a changé très régulièrement de nom et de pavillon. Avant la guerre en Ukraine, il arborait le drapeau des îles Marschall, puis du Liberia. En 2024, c'était ceux du Gabon et des Barbades, et depuis avril 2025, c'est celui des Comores.
Un navire qui coche toutes les cases des manœuvres illégales
Selon les informations d'Europe 1, les contrôles portuaires de ces différents mouillages ont constaté 30 irrégularités en quatre ans. Ce qui l'a conduit à être désigné comme appartenant à la flotte fantôme russe, ces navires qui contournent les sanctions internationales.
D'ailleurs, le propriétaire du "Grinch", une entreprise basée aux îles Marshall, était sous sanctions américaines, ukrainiennes et japonaises. Le pétrolier présente un défaut d'assurance depuis juillet 2025. Il coche toutes les cases des manœuvres illégales.
Une enquête a été ouverte par la justice française. Le navire est dérouté vers un port français pour une inspection complète. Une opération inédite puisqu'elle a été réalisée avec les Britanniques, chargés de leur côté de la collecte et du partage du renseignement. Près de 600 navires, soupçonnés de faire partie de la "flotte fantôme", sont visés par des sanctions de l'Union européenne.