Marine Le Pen est appelée ce mardi 20 janvier à la barre au procès en appel à Paris des assistants parlementaires du Front national, où elle joue sa candidature à la présidentielle de 2027.
Elle a préparé cette journée et demie d'audition pendant de longues heures avec ses avocats. En première instance, elle avait nié en bloc avoir été à la tête d'un système pour payer des salariés du Front national avec l'argent du Parlement européen. Mais ce mardi, face à la présidente de la Cour d'appel, la principale prévenue de ce procès pourrait infléchir sa position en reconnaissant par exemple une partie des faits reprochés tout en insistant sur leur caractère non-intentionnel.
Cette stratégie a été esquissée lors de la première journée d'audience la semaine dernière. Elle a été reprise à son compte le lundi 19 janvier par l'ancien secrétaire général du parti Nicolas Bay.
Faire tomber l'exécution provisoire
En plaidant l'ignorance ou la naïveté, Marine Le Pen se résoudrait sans doute à une condamnation, mais qu'elle espère moins lourde qu'en première instance. La priorité serait surtout de faire tomber l'exécution provisoire motivée à l'époque par le risque de récidive.
Un risque qui deviendrait nul si Marine Le Pen réussissait à convaincre le tribunal qu'à défaut d'avoir volontairement fraudé, elle avait à minima entendu que les faits qui lui sont reprochés constituaient un délit.