Emmanuel Macron se rend ce mardi en Suisse, au forum de Davos. Devant quelque 400 invités, le chef de l'État viendra défendre sa vision du monde, avec une Europe plus forte et plus lisible, face à un Donald Trump plus que jamais agressif.
C'est le rendez-vous incontournable pour du monde économique et politique de ce début d'année. Près de 400 invités, dont 64 chefs d’État, arrivent ce mardi à Davos, en Suisse, pour participer à un forum économique qui s'ouvre dans un climat de tensions géopolitiques et commerciales inédit depuis des décennies.
Alors que Donald Trump viendra défendre une vision du monde fondée sur la puissance assumée et le rapport de force, sur fond de crise du Groenland, de son côté, Emmanuel Macron veut réaffirmer la voix de la France et plaider pour une Europe plus forte et plus lisible. Il a d'ailleurs proposé à Donald Trump de se réunir avec la Russie au cours d'un G7 consacré à la guerre en Ukraine.
Un pouvoir fragilisé
Car, pour le Président de la République, le forum de Davos sera une vitrine, mais aussi un test. Selon l’Élysée, son message reposera d’abord sur un socle économique, surtout grâce à la France qui est la première destination d’investissements étrangers en Europe, pour la sixième année de suite.
Il rappellera la baisse des impôts, les réformes du marché du travail, les investissements massifs dans l’IA, les batteries, le quantique, la transition verte. Mais cette solidité affichée est contestée sur le plan intérieur où son pouvoir est fragilisé. À Davos, Emmanuel Macron parlera de stabilité, alors que la situation politique en France est instable.
Le pari de l'Europe encore et toujours
Son autre pari, ce sera l’Europe, encore et toujours. Selon son entourage, il plaidera pour une Europe plus simple, plus lisible, plus protectrice de son industrie.
Il parlera d’autonomie stratégique, mais sans véritable capacité de rapport de force. Emmanuel Macron défendra une méthode, rationnelle, structurée, pour, dit l’Élysée, "éviter que les pays se lancent dans des guerres ou la coercition économique". Mais à Davos, une autre logique s’impose déjà : celle de Donald Trump qui s’exprimera mercredi.