Alors que face aux manifestations, le régime de Téhéran répond dans une répression sanglante. Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 3.400 manifestants ont été tués depuis la fin décembre, d'autres organisations avançant même le chiffre de 20.000 victimes.
La République islamique tente le tout pour le tout pour cacher sa violence au reste du monde. Pour cela, elle s’appuie sur des relais en Occident, notamment en France, par le biais de personnalités très suivies sur les réseaux sociaux. Des influenceurs soupçonnés d’être proche du régime et de diffuser la propagande des Mollahs. Parmi eux : un nom Shahin Hazamy, un influenceur irano-algérien, installé qui a grandi en Île-de-France.
Invité aux funérailles de l'ancien chef du Hezbollah
Tout commence par des voyages qui intriguent les autorités, avec des allers-retours à répétition entre la France et l’Iran. Et une fois sur place, Shahin Hazamy ne se cache pas. Il pose aux côtés de hauts responsables du régime des Mollahs ou devant le ministère des Affaires étrangères, en plein Téhéran.
En février 2025, il est même invité aux funérailles de Hassan Nasrallah, l’ancien chef du Hezbollah, un allié stratégique de l’ayatollah Khomeini. Sur les réseaux sociaux, l’influenceur suivi par près de 500.000 abonnés, affiche clairement sa proximité avec le régime iranien.
Un influenceur proche de La France insoumise
En France il enchaîne les manifestations pro Mollahs, comme lors de ce rassemblement en juin dernier à Paris. "Je suis Iranien, et on est déterminés à se défendre contre l’entité sioniste. L’Iran n’est pas terroriste, l’Iran se défend", assurait-il devant des centaines de manifestants.
Ses publications pro-Hamas, au lendemain du 7-Octobre en Israël, lui valent même aujourd’hui un procès pour apologie du terrorisme, dont l'audience prévue en avril 2026.
L’influenceur proche de La France Insoumise, participe également à des conférences, comme par exemple à un séminaire sur Gaza aux côtés du député LFI Carlos Martens Bilongo, député dont le parti reste aujourd’hui très discret sur la répression en cours.