Au lendemain des menaces de Donald Trump d'imposer de nouveaux droits de douane aux pays européens qui veulent l'empêcher de s'accaparer le Groenland, les États concernés par ces surtaxes préparent leur riposte. Alors que des discussions ont lieu entre les différents pays visés dimanche, Emmanuel Macron a réclamé l'activation d'un instrument anti-coercition.
La balle est dans le camp des Européens. Face aux menaces de surtaxes douanières proférées par Donald Trump samedi, Le Danemark, la Finlande, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni accusent dans un communiqué commun le président américain de conduire les relations transatlantiques dans un "dangereux engrenage", la question du Groenland en toile de fond.
Réunion extraordinaire des ambassadeurs dimanche après-midi
Depuis 24 heures, les échanges se multiplient entre ces pays. Emmanuel Macron, en particulier, veut se montrer au premier plan de la défense européenne. Une réunion extraordinaire des ambassadeurs s'est ouverte en fin d'après-midi à Bruxelles pour affiner la riposte, accorder les violons sur la conduite à tenir face au locataire de la Maison Blanche.
À ce stade, aucune prise de position commune n'a été actée. Néanmoins, Emmanuel Macron réclame l'activation d'un instrument anti-coercition de l'Union européenne. Une arme de dissuasion pour répondre au président américain, au risque de déclencher une véritable guerre commerciale.
En revanche, la Norvège, pays visé mais qui n'est pas membre de l'UE, n'envisage pas de contre-mesure pour le moment. Son Premier ministre appelle au contraire à "éviter une guerre commerciale qui s'emballerait dans une spirale infernale". De son côté, Friedrich Merz, le chancelier allemand, martèle sans précision à ce stade que l'Allemagne se tient aux côtés du Danemark et de la population du Groenland.