Dans "Eliot Deval et vous", Sébastien Lignier explique les différences entre le 49.3 et le passage via ordonnances. Ces deux options sont désormais privilégiées par le gouvernement pour aboutir à l'adoption du budget 2026. Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
Il n'y aura pas de vote sur le budget 2026. Face à une adoption jugée "impossible" via le vote, le budget 2026 ne sera pas adopté par la voie traditionnelle. Deux solutions sont alors possibles, le 49.3 (que Sébastien Lecornu a promis de ne pas dégainer), ou passer par ordonnances. Mais de quoi parle-t-on exactement ? Dans Eliot Deval et vous, Sébastien Lignier, chef du service politique de Valeurs Actuelles, détaille les différences entre ces deux options.
Un risque de repartir de zéro
"Le 49.3 c'est le gouvernement qui engage sa responsabilité sur un texte. C'est-à-dire que si le texte et les motions de censure sont validées, non seulement le gouvernement Lecornu tombe, mais en plus le budget repart quasiment à zéro et il faut donc qu'Emmanuel Macron renomme encore une fois un nouveau Premier ministre pour qu'ensuite il redémarre une nouvelle copie budgétaire quasiment vierge", explique-t-il.
Mais "avec la trêve des municipales, ça nous amène potentiellement à un budget en mai ou en juin".
Un passage en force
"L'autre option ce sont les ordonnances qui seraient un mouvement inédit dans l'histoire de la Ve République pour des textes budgétaires." Concrètement, "il n'y a pas de vote à l'Assemblée nationale. C'est le conseil des ministres qui choisit quel texte budgétaire, quel amendement il retient et quel amendement il rejette. Et là c'est donc le conseil des ministres qui tout seul décide de passer en force, sans vote, un budget sur mesure parce que les délais n'ont pas été respectés."
Quid du chemin que va prendre l'exécutif ? Le Premier ministre a fait savoir qu'il prendra la parole "en fin de journée" justement à ce propos.