Retour de l'interminable feuilleton du budget, ce mardi 13 janvier à l'Assemblée. L'objectif est de tourner la page de la loi spéciale. Une sorte de rustine, adoptée le 23 décembre dernier, faute de compromis.
Quelles sont les options pour Sébastien Lecornu ? Première possibilité, la plus improbable, un vote. L'équation est fragile, il faut garder les socialistes à bord, sans braquer les Républicains. Et pour l'instant, les lignes sont loin de se rejoindre.
Deuxième option, les ordonnances, techniquement possibles, politiquement explosives. Cela reviendrait à contourner l'Assemblée sur un texte budgétaire, un signal très fort de passage en force.
Le gouvernement va-t-il opter pour l'usage de l'article 49-3 ?
Il reste la troisième carte, le 49-3, la plus efficace mais néanmoins très risquée. Efficace, parce qu'elle permet de faire adopter le budget immédiatement. Dangereuse, parce qu'elle ouvre la voie à une motion de censure. Et cette fois, l'Elysée et Matignon ont posé une règle claire : la censure vaut une dissolution.
Traduction politique : si vous renversez le gouvernement, vous retournez devant les électeurs. C'est un avertissement, une pression maximale sur les députés, car ni la Macronie, ni les socialistes, ni les Républicains n'ont intérêt à des élections législatives anticipées. La peur de la dissolution sera donc peut-être la clé du budget 2026.