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«Communautarisme d'État» : la droite vent debout contre le Haut-commissariat à la diversité qu'Emmanuel Macron songerait à créer

Emmanuel Macron. (illustration)
Selon le journal L'Opinion, Emmanuel Macron réfléchirait a la création d'un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas. Une démarche qui vise à "inverser le sentiment de déclin", mais aussi à créer un rempart contre la politique de Donald Trump. Mais les grandes figures de la droite française s'opposent à un tel système.

C’est la nouvelle ambition d’Emmanuel Macron. Selon les informations du journal l'Opinion, le président de la République songerait à créer un Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas. Une initiative en vue du sommet "Africa Forward", en mai prochain, qui réunira le président de la République et les dirigeants africains. 

Mais le chef de l'État veut aussi à travers cette initiative proposer une riposte à la politique anti-immigration de Donald Trump. Concrètement, ce Haut-Commissariat serait une instance de réflexion qui réunirait une trentaine de personnalités issues du monde politique, économique, culturel ou encore sportif pour fédérer les diasporas.

Les oppositions dénoncent un "nouveau gadget d’un chef d’État"

Parmi elles pourraient figurer par exemple Teddy Riner, Christiane Taubira, Amel Bent ou encore Pap Ndiaye. Des personnalités rassemblées pour inverser "le sentiment de déclin" selon l’Élysée. Enfin, cette initiative pourrait être accompagnée d’une nouvelle convention citoyenne réunissant plusieurs centaines de personnes dont une partie serait choisies selon leurs origines.

A droite, les oppositions dénoncent surtout la création d’un  "communautarisme d’État". Le leader des Républicains Bruno Retailleau accuse le locataire de l’Élysée de choisir la fragmentation, quand le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, fustige un "nouveau gadget d’un chef d’État qui n’a plus aucun contact avec la réalité de nos compatriotes". 

Déjà en 2017 Emmanuel Macron avait mis en place un conseil présidentiel pour l’Afrique, suivi d’un conseil présidentiel pour les villes. Deux initiatives aujourd’hui à l’abandon.