C’est un débat intime devenu un combat politique. Ce mardi, le président de la République, Emmanuel Macron, a présenté ses vœux aux autorités religieuses. Des autorités qui sont mobilisées contre le projet sur la fin de vie. Lors de ses vœux aux Français, le 31 décembre, le chef de l'État a réaffirmé sa volonté d'aller "jusqu'au bout".
Les débats reprendront au Sénat la semaine prochaine
Un volontarisme assumé qui met le Parlement sous pression. Au Sénat, la commission des Affaires sociales a choisi de ne pas s'opposer frontalement au texte coté par l'Assemblée. Si la notion de "droit à l'aider à mourir" disparaît, elle est remplacée par une "assistance médicale à mourir".
Le dispositif serait restreint aux patients avec un pronostic vital engagé à très court terme, les garde-fous seraient renforcés et la clause de conscience élargie. Mais sur le fond, la rupture anthropologique demeure. Le geste reste létal avec le concours possible des soignants.
Une brèche juridique et éthique que la droite sénatoriale justifie par une stratégie : ne pas bloquer pour rester dans la navette parlementaire et tenter de peser. Ce qui est loin d'être gagné. Les débats reprendront au Sénat la semaine prochaine, le 20 janvier. Mais l'Assemblée nationale aura le dernier mot, à moins qu'Emmanuel Macron ne décide de déclencher un référendum.