C'est une opération séduction. Ce lundi, c'est le début de "Choose France - Édition France". Un sommet organisé à la Maison de la Chimie avec des tables rondes en présence de ministres, puis un dîner à l'Élysée. Pour rassurer les patrons face à l'instabilité budgétaire et politique, l'exécutif veut montrer qu'il tient la barre. Dans l'entourage de Sébastien Lecornu, on parle de remettre de la raison.
Avec Choose France, l'exécutif tente d'afficher l'image d'un pays qui produit et qui investit
Dans l'entourage de Sébastien Lecornu, on parle de remettre de la raison. Comprenez, rappelez que le Parlement n'a pas le dernier mot sur le budget. En parallèle, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, martèle que la folie fiscale doit être combattue. Un message directement adressé aux organisations patronales, très remontées contre les taxes votées ces dernières semaines.
Elles les chiffrent à 53 milliards d'euros. Sur le terrain, les signaux sont au rouge : investissements retardés, inquiétudes qui montent et même un début de fuite. Certains préfèrent déjà investir ailleurs depuis la dissolution. Avec Choose France, l'exécutif tente d'afficher le visage inverse.
L'image d'un pays qui produit, qui investit avec des annonces positives comme avec Safran, Urgo, Sanofi, Mistral. Mais derrière, la réalité est plus dure, à l'image des fermetures d'usines. Au premier semestre, elles ont été deux fois plus nombreuses que les ouvertures.