Les menaces ont fonctionné. Dans un communiqué publié jeudi soir, la BBC a indiqué que le président de la chaîne britannique, Samir Shah, avait "envoyé une lettre personnelle à la Maison Blanche pour dire clairement au président Trump que lui et l'entreprise sont désolés".
Le groupe précise que ses avocats ont écrit à ceux de Donald Trump, sans dévoiler le contenu du message.
Pas de "base légale" pour une action en justice
Une déclaration qui fait suite à l'ultimatum du chef d'État d'attaquer en justice la BBC et de réclamer un milliard de dollars de dommages au groupe s'il ne s'excusait pas.
Toutefois, Samir Shah a retoqué les menaces d'une plainte en diffamation. "Si la BBC regrette sincèrement la manière dont ces images ont été montées, nous contestons fermement qu'il y ait une base légale pour une plainte en diffamation", a fait savoir la chaîne.
Pour rappel, la BBC a été accusée d'avoir truqué un extrait de discours de Donald Trump dans un documentaire intitulé Trump : une deuxième chance. Le réalisateur aurait ainsi mis bout à bout deux phrases hors contexte du président américain alors qu'elles ont été prononcées à près d'une heure d'écart. Samir Shah a ainsi assuré que le film ne sera plus rediffusé sur une chaîne ou plateforme de la BBC.
La chaîne a également indiqué étudier un potentiel second montage trompeur du même discours de Donald Trump. Celui-ci aurait été diffusé en 2022, soit 2 ans avant la diffusion du documentaire.
"Propagande de gauche"
En réaction à l'affaire, Donald Trump avait qualifié les journalistes britanniques de "corrompus" et "malhonnêtes". La porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt avait parlé elle de "propagande de gauche".
Le Premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer, avait estimé qu'"à l'ère de la désinformation, l'argument en faveur d'un service d'information britannique impartial est plus fort que jamais".