"Là je suis en train de le gonfler, le préparer pour l'équilibrage ensuite". Dans ce garage alsacien, le responsable fait poser une vingtaine de pneus par jour depuis plus d'une semaine, contre deux en temps normal.
"Le flux est toujours très important dans les deux cas de saison ou hiver", explique-t-il. Le flux est tel qu'il est obligé de mettre les nouveaux clients sur liste d'attente. "On ne peut pas agrandir les murs et les ateliers. Donc il y a forcément des gens qui les mettront au mois de novembre ou décembre", poursuit-il.
Des risques de sortie de route
"Mieux vaut tard que jamais", se rassure un client, soumis à la loi montagne, qui impose aux automobilistes le port de pneus-neige ou de quatre-saisons sur les routes au-delà de 500 mètres d'altitude.
"J'habite au début des montagnes, c'est une zone où l'on est obligé soit d'avoir les pneus-neige, soit d'avoir les chaussettes, puisqu'il peut neiger d'un jour à l'autre, on ne sait jamais", assure-t-il.
Le responsable du garage alerte que, faute de ne pas être équipé, les automobilistes qui conservent leurs pneus d'été risquent de faire une sortie de route.
Si "un pneu été" est gardé sur la voiture, "avec le froid, votre gomme va tellement durcir qu'elle va perdre de l'adhérence sur la route". "C'est plus une histoire de température que de neige", insiste-t-il. Et avec l'arrivée du froid, les garagistes s'attendent à encore augmenter la cadence.