Une nuit de violences à Aurillac, en Auvergne-Rhône-Alpes, en marge du premier jour du Festival international de théâtre de rue. Des affrontements ont eu lieu entre festivaliers et forces de l'ordre. De nombreuses dégradations ont été commises sur une place du centre-ville aux alentours de 23h30. Mais concrètement, que s'est-il passé ?
"Ça devient n'importe quoi"
Tout est parti de l'interpellation d'un individu qui taguait sur les murs d'une banque. Un groupe de 300 personnes s'est alors opposé aux forces de l'ordre, raconte Michel Thooris du syndicat France Police. "Il y a eu des jets de projectiles. On a eu huit collègues blessés dans les affrontements. Ils ont détruit des abribus, beaucoup de vitrines ont été endommagées, de nombreuses poubelles ont été incendiées, des barricades ont été montées avec du mobilier urbain. Des violences d'une ampleur inédite", déplore-t-il.
Selon lui, "le contrôle d'un individu en train de taguer n'a été qu'un prétexte pour s'en prendre à la fois aux forces de l'ordre et surtout commettre des dégradations puisque la plupart des casseurs étaient cagoulés et organisés". Une situation qui exaspère les commerçants de la place.
Christophe tient un café qui a subi de lourdes dégradations. "L'année dernière, ils ont mis le feu au palais de justice. Chaque année, il y a quelque chose. Donc aujourd'hui, on répare. Beaucoup de vitrines cassées, comme d'habitude. Ça fait 30 ans que c'est comme ça, mais là, ça devient n'importe quoi", s'insurge le commerçant. Pour le moment, aucune interpellation n'a eu lieu et le dispositif sera renforcé dès ce jeudi soir.