Sur le parvis de Notre-Dame, les catholiques s'inquiètent de potentiels nouveaux actes anti-chrétiens lors des fêtes de l'Assomption : "On est quand même dans un pays marqué par le terrorisme. Et on est quand même, je pense, aux premières loges pour être attaqués, ou surtout la religion catholique. Il y a toujours des fous furieux qui se débrouillent pour mettre la pagaille".
"C'est triste d'en arriver là, surtout à notre époque"
Le 15 août, les églises feront l'objet d'une attention toute particulière des forces de l'ordre. Le dispositif de sécurité sera notamment renforcé lors des offices et des pèlerinages : "C'est triste d'en arriver là, surtout à notre époque. Et puis, il faut bien défendre notre religion. Quand on voit ce qu'il se passe dans d'autres pays, et même chez nous occasionnellement, je comprends qu'on prenne des précautions. C'est quand même la religion la plus persécutée au monde", déclarent ces fidèles.
Et face à ces appréhensions, le père Hervé Gilles, du diocèse de Strasbourg, souhaite remettre la religion au coeur des préoccupations. Il appelle tous les fidèles à se remémorer le message de cette grande fête chrétienne : "L'Assomption, c'est le fait de s'assumer, qu'il ne faut pas vivre dans la peur. Malgré les persécutions, malgré cette situation d'insécurité, on emploie la clémence divine et on demande de prendre courage".
Il espère ainsi voir de nombreux catholiques dans les rues vendredi pour participer à des processions et commémorer l'élévation au ciel de la Vierge Marie.