Apologie du terrorisme, de crimes contre l'humanité ou encore antisémitisme... Le passé douteux d'une jeune Gazaouie récemment arrivée en France resurgit. Pour le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, ce fiasco tombe au pire moment, alors même que la France s’apprête à reconnaître un État de Palestine.
Ce cas très précis pointe les limites de la générosité de la diplomatie française. Car cette étudiante gazaouie, au verbe antisémite, se présente comme la nièce d'Ayoub Ahmed Attala, ancien garde du corps personnel de Sheikh Yassine, le fondateur du Hamas. Pourtant c'est bien le quai d'Orsay qu'il l'a fait venir en France le 11 juillet dernier avec 36 autres réfugiés. Et manifestement, ceci s'est fait sans contrôle ni vérification, étant donné que le ministère des Affaires étrangères, n'a pas vu ses postes à la gloire d'Hitler ou saluant l'attaque du 7-Octobre.
Diplomatie des bons sentiments
Avant de débarquer à Lille, cette jeune palestinienne a obtenu une bourse, accordée par le consulat de France à Jérusalem pour venir étudier. Une bourse octroyée sous la supervision du ministère des Affaires étrangères.
Ainsi, c’est grâce au Quai d’Orsay que cette jeune femme a reçu un visa étudiant. Il y a deux semaines, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau fustigeait la diplomatie des bons sentiments dans le dossier Algérien. Cette même diplomatie est à l’œuvre dans le dossier palestinien.
"Ce qui est certain, c'est qu'il y a assez d'antisémites en France, il n'y a pas besoin d'en apporter", à pour sa part conclut le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, invité ce mercredi soir sur CNews.