48 heures après les frappes américaines en Iran, le risque d’une escalade du conflit est plus que jamais présente. Dans une lettre adressée au Guide suprême de l’Iran, le leader mondial des Frères musulmans, Salah Abdel Haq, a apporté son soutien à la République islamique.
Il appelle aussi l’Ayatollah Khamenei à "l’unité de la nation islamique" pour "rassembler la volonté de ses forces vives et actives, en unifiant leurs efforts dans une vision stratégique globale". Ce soutien pourrait entraîner des répercussions en France sur deux niveaux.
Un niveau de menace en France à son maximum
D’abord, la menace endogène est celle de membres des Frères musulmans déjà présents en France, des islamistes discrets, peu actifs pour le moment. Des agents dormants qui peuvent se réveiller à tout moment et commettre un attentat.
Puis il y a la menace exogène, pilotée depuis l’Iran. Des islamistes, souvent issus du narcotrafic et mandatés par le régime iranien, pour commettre des assassinats ciblés. On parle ici de proxy. Ils sont environ une quinzaine au total en France et sont dans le viseur de la DGSI et de la DGSE.
Après cet appel, "le niveau de menace en France est maximum", alerte une source proche de Beauvau avec une sécurité renforcée autour des synagogues, mais aussi autour des ambassades israéliennes et américaines.