Trois principales menaces planent sur la France depuis le déclenchement du conflit entre Israël et l'Iran en fin de semaine dernière. D'abord le risque endogène, des jeunes radicalisés sur Internet, susceptibles de passer à l'acte très rapidement sous le coup de l'émotion. Non pas nécessairement en soutien au régime iranien, mais plutôt par hostilité pour Israël.
Les patrouilles de la force Sentinelle vont être doublées aux alentours des écoles, des lieux de culte ou des préfectures
Autre risque, celui d'actions des services secrets iraniens, directement projetées sur notre sol. Il y a par ailleurs des précédents. En 2016, un attentat avait été déjoué. L'opération, commanditée directement par le régime, visait à faire exploser une bombe à Villepinte lors d'un meeting de l'opposition iranienne en exil.
Enfin, la troisième menace est plutôt d'ordre public, avec notamment des manifestations mêlant soutien à la Palestine, antisionisme et antisémitisme. Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a fait passer des consignes à l'ensemble des préfets de France.
Les patrouilles de la force Sentinelle vont être doublées aux alentours des écoles, des lieux de culte ou des préfectures. Des mesures de protection qui valent aussi pour les intérêts israéliens et américains. Enfin, les lieux accueillants du public, les rassemblements festifs ou culturels vont également faire l'objet d'une vigilance renforcée.