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«Une belle promesse» : le responsable de l'Eglise de France salue le nom du pape Léon XIV

Le 267e pape de l'Eglise catholique est le quatrième non italien de suite après le Polonais Jean-Paul II (1978-2005), l'Allemand Benoît XVI (2005-2013) et l'Argentin François (2013-2025).
L'Américain Robert Francis Prevost, 69 ans, devenu jeudi sous le nom de Léon XIV le premier pape de l'Histoire originaire des Etats-Unis. Pour le président de la Conférence des évêques de France, Eric de Moulins-Beaufort, le choix de ce nom de règne est "une belle promesse".

Le choix du nouveau pape d'adopter le nom de Léon XIV, connu pour sa réflexion sur les questions sociales, est "une belle promesse", a estimé jeudi auprès de l'AFP le président de la Conférence des évêques de France, Eric de Moulins-Beaufort.

"Une ouverture et une expérience très larges"

"Je suis d’abord très heureux que le pape soit élu, et si vite", s'est réjoui le responsable de l'Eglise de France, après l'élection à la tête de l'Eglise catholique de l'Américain Robert Francis Prevost. "C’est un Etasunien, mais qui a beaucoup vécu en Amérique latine, avec une ouverture et une expérience très larges", a indiqué Mgr de Moulins-Beaufort, qui quittera ses fonctions en juin.

"Le nom de Léon XIV est aussi une belle promesse. Le pontificat de Léon XIII avait été marqué à la fin du 19e siècle par des encycliques de très grande valeur, notamment sur la doctrine sociale de l'Eglise et sur la condition ouvrière, il avait beaucoup réfléchi à la liberté politique et sociale", a poursuivi l'archevêque de Reims.

Le nouveau pape "aura son chemin, qui ne sera pas une copie de celui du pape François", mais avec ses premiers mots "il s'est situé dans la continuité, non seulement en évoquant l’apparition du pape François à Pâques, mais aussi en parlant d'une Eglise en marche et en appelant tous les hommes à construire des ponts", a ajouté le responsable français.

"Grandes qualités d’écoute"

Mgr de Moulins-Beaufort rappelle avoir régulièrement rencontré le cardinal Prevost, qui était à la tête du dicastère des évêques, au Vatican, et avait accompagné le pape lors de ses visites à Marseille, en septembre 2023, et en Corse, en décembre 2024.

"J’avais eu la chance de pouvoir discuter avec lui à ces occasions. Je le connais comme un homme doux, attentionné, précis, capable de décision", a-t-il expliqué. L'archevêque de Paris a pour sa part salué les "grandes qualités d’écoute" et l'"humilité" du nouveau pape. 

"Dans sa première salutation à l’Église et au monde, il nous appelle à construire ensemble (...) une Église missionnaire, qui construit des ponts, une Église du dialogue, toujours ouverte à tous", note dans un communiqué Laurent Ulrich, qui présidera vendredi soir une messe à la cathédrale Notre-Dame à l'intention de Léon XIV.

A Lyon, l'archevêque Olivier de Germay en fera autant vendredi à la primatiale Saint-Jean. Il a salué dans un communiqué le fait que le nouveau pape ait "insisté sur la paix" lors de sa première prise de parole, "le jour du 80ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale".