Elle est désormais placée sous protection policière. Au lendemain d’une décision judiciaire vivement contestée, la présidente du tribunal correctionnel chargée de juger l’affaire des assistants parlementaires du FN a été victime de menaces et est désormais placée sous protection policière.
"Il est hors de question, évidemment, de cautionner une quelconque menace verbale ou physique à l'encontre de la magistrature. Mais le fait qu'il puisse y avoir des attitudes condamnables et déplorables de la part de quelques-uns ne doit pas nous interdire de critiquer une décision de justice et plus généralement le laxisme judiciaire dans lequel on évolue", a lancé Marion Maréchal, eurodéputée, présidente du groupe Identité-Libertés, invitée de La Grande interview Europe 1-CNews mercredi.
Marine Le Pen dénonce une "décision politique"
Pour rappel, Marine Le Pen a été condamnée, lundi 31 mars, à cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire ainsi qu'à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ferme sous bracelet électronique et 100.000 euros d'amende.
Dénonçant une "décision politique", Marine Le Pen a directement mis en cause la présidente du tribunal qui a prononcé sa condamnation. "J'ai parfaitement compris ce que la présidente expliquait, à savoir qu'elle était en train de rendre une décision politique. La magistrate a assumé très clairement de mettre en œuvre l'exécution provisoire de l'inéligibilité, c'est-à-dire de rendre mon appel inutile sur ce sujet pour m'empêcher de me présenter et d'être élue, dit-elle, à l'élection présidentielle. C'est donc une décision politique", a-t-elle affirmé au JT de 20H de TF1 lundi soir.