Il valide depuis l'Élysée toutes les décisions de son Premier ministre. Emmanuel Macron pourrait décider de s'exprimer à son tour, alors que François Bayrou compte tirer profit de son coup de force contre l'Algérie en emportant l'adhésion d'une grande partie des électeurs de la droite et du Rassemblement national.
La question algérienne laisse un goût amer à Emmanuel Macron
Le chef de l'État, silencieux depuis le début de la crise, réfléchit à la manière de s'investir sur ce dossier pour reprendre le contrôle d'une crise majeure à l'échelle nationale et internationale. Il faut dire qu'après une tentative ratée de rapprochement avec Alger en 2022, la question algérienne laisse un goût amer au Président.
Ce dernier pourrait désormais être tenté de changer de braquet et de revendiquer la paternité du bras de fer avec Abdelmadjid Tebboune. Alors si les modalités ne sont pas encore fixées, l'Élysée n'exclut pas une prise de parole présidentielle, puisque, dans tous les cas, aucune déclaration de son Premier ministre sur les accords de 1968 ne peut être décidée sans le feu vert préalable d'Emmanuel Macron.