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Rhône : un gendarme tué, quatre hommes arrêtés

Un officier de gendarmerie de 38 ans, Norbert Ambrosse, a été abattu samedi soir alors qu'il dirigeait une intervention sur un cambriolage dans un stand de tir à Saint-Andéol-le-Château, dans le Rhône. Il commandait une équipe de quinze hommes et ne portait pas de gilet pare-balles. Les quatre cambrioleurs ont été interpellés.

Norbert Ambrosse, chef d'escadron et 2ème adjoint au commandant du groupement de gendarmerie du Rhône, supervisait dans la nuit de samedi à dimanche vers une heure du matin un dispositif visant à interpeller quatre cambrioleurs venus voler des armes et des munitions sur un stand de ball-trap à Saint-Andéol-le-Château. Il commandait une équipe de quinze personnes. Mais lorsque les gendarmes lançaient les sommations d'usage à l'un des malfaiteurs, le voleur a tiré un coup de fusil, tuant sur le coup Norbert Ambrosse, âgé de 38 ans, père de quatre enfants. Le gendarme ne portait pas de gilet pare-balles, alors que ses hommes si. Norbert Ambrosse, 38 ans, était connu pour avoir été condamné en 2002 à deux ans de prison dont six mois ferme dans l'affaire de l'incendie en Corse de la paillote "Chez Francis" sur une plage proche d'Ajaccio, en avril 1999. Trois des quatre cambrioleurs, dont l'auteur du coup de fusil de chasse, ont été interpellés sur le moment et placées en garde à vue. Dimanche après-midi, le dernier homme, jusque-là en fuite, a été arrêté. Le meurtrier présumé, "qui a tué le commandant Ambrosse sans être lui-même menacé", a déclaré le vice-procureur de la République de Lyon, Pierre Lauzeral, est un ancien militaire passionné d'armes à feu. Il était venu chercher des munitions dans le stand de tir mais celui-ci était vide, a-t-il ajouté. Le président Nicolas Sarkozy a adressé ses condoléances et son soutien à la famille et aux proches du défunt et, dans un communiqué émis par l'Elysée, "redit sa confiance et son soutien à la gendarmerie nationale dans ces circonstances douloureuses". Le Premier ministre, François Fillon, a eu "une pensée particulière" pour l'épouse et les quatre enfants de Norbert Ambrosse, notant que "une fois encore, la gendarmerie nationale paye un lourd tribut dans la lutte contre l'insécurité". Le ministre de la Défense, Hervé Morin, a fait publier un communiqué dans le même sens.