À 59 ans, il appelait sur les réseaux sociaux à faire souffrir "les opposants au gouvernement Tebboune", le président de l'Algérie. Après que son obligation de quitter le territoire français (OQTF) ait été annulée par le tribunal administratif de Melun, Doualemn a pu quitter le centre de rétention administrative ce jeudi soir. Il s'est vu accorder un titre de séjour temporaire. L'État a été condamné à lui verser 1.200 euros.
Vers un référendum sur l'immigration ?
Une affaire qui montre à quel point le droit peut entraver la volonté politique. Bruno Retailleau appelle les Français à se réveiller face à cette situation. "Peut-être que là, ils vont toucher du doigt l'extrême difficulté que nous avons en France pour expulser, pour tenir les frontières. Nous avons construit au fil des ans un droit international, un droit européen et un droit français qui rend très, très difficile le fait de maîtriser, de reprendre le contrôle de l'immigration", s'est-il agacé sur LCI.
Le ministre de l'Intérieur plaide dorénavant pour un référendum sur l'immigration pour pouvoir dépasser tous ces obstacles. Mais pour l'instant, Bruno Retailleau reste impuissant, ce qui n'a pas échappé au député Rassemblement national Laurent Jacobelli.
"Quand on veut appliquer la politique du Rassemblement national, il faut appliquer l'ensemble du programme du Rassemblement national et avoir un gouvernement Rassemblement national. Et ce n'est pas le cas pour monsieur Bruno Retailleau. Bref, il a voulu faire du marketing politique, ça lui revient en boomerang", tacle-t-il. Bruno Retailleau annonce tout de même faire appel de cette décision, avec l'espoir enfin d'obtenir l'expulsion de cet influenceur algérien.