Lors d'entretiens téléphoniques avec le Premier ministre libanais Najib Mikati, le président de la Chambre des députés Nabih Berri et le commandant des forces armées libanaises Joseph Aoun, "il a marqué sa plus vive inquiétude suite à la série d'explosions au Liban qui contribuent à une escalade dangereuse des tensions dans la région, laquelle met en danger les populations civiles".
Le chef de l'État leur a précisé qu'il allait aussi s'entretenir avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et que "toutes les parties devaient agir pour éviter la guerre". Il a ainsi appelé ses interlocuteurs "à la responsabilité pour éviter une escalade et passé des messages de retenue et de modération qu'il leur a demandé de relayer à toutes les parties libanaises, à commencer par le Hezbollah", a ajouté l'Elysée.
"L'ennemi (d'avoir) franchi toutes les lignes rouges"
Au même moment, le chef du mouvement islamiste libanais, Hassan Nasrallah, visant Israël , accusait "l'ennemi (d'avoir) franchi toutes les lignes rouges". L'armée israélienne a annoncé de son côté de nouvelles frappes "sur des cibles du Hezbollah au Liban", alors que des sirènes d'alerte retentissaient dans le nord d'Israël.
Lors de ses échanges, Emmanuel Macron a "exprimé sa profonde conviction que la sécurité au Liban nécessitait que l'ensemble des partis libanais fassent prévaloir l'intérêt national, se tiennent à distance des conflits ouverts dans la région et s'engagent sur la voie d'une solution diplomatique".
"Il (est) de leur responsabilité que le Liban se dote enfin d'un exécutif légitime à même de répondre à l'urgence de la situation", a ajouté l'Élysée. Depuis 2020, la France, ancienne puissance mandataire, s'est impliquée dans la recherche d'une solution dans ce pays, en proie à des blocages politiques récurrents et en plein effondrement économique, sans parvenir à surmonter les divergences entre les parties.