La prime à la conversion nouvelle version entre en vigueur à partir du 3 août. Selon le nouveau dispositif, annoncé ce week-end par le ministère de la Transition écologique, les particuliers recevront de 1.500 à 3.000 euros pour l'achat d'un véhicule Crit'Air 1 ou 2 , dont certaines voitures roulant au diesel, pourtant plus polluantes. "On a énormément recentré la prime sur les hybrides et l’électrique. On a gardé une part de thermique pour les personnes qui ont de très petits revenus pour qu’ils ne soient pas écartés de la prime à la conversion", a expliqué la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili , lundi matin sur Europe 1.
"Mais oui, je souhaite qu’on arrête très vite de subventionner les véhicules diesel parce que ce ne sont pas des véhicules d’avenir", a réclamé la ministre. "Donc rendez-vous plus tard, mais pour l’instant on a déjà beaucoup limité cette prime aux véhicules les plus propres." Selon le nouveau système, les particuliers recevront de 2.500 à 5.000 euros (selon leurs revenus), pour l'achat d'un véhicule électrique ou hybride rechargeable.
Le grand succès de la prime à la conversion exceptionnelle du plan de relance
La prime à la conversion exceptionnelle du plan de relance, mise en place en juin pour aider les constructeurs à écouler leurs stocks invendus durant le confinement, a eu du succès puisque les 200.000 primes prévues auront été accordées d'ici fin juillet. Barbara Pompili a dit espérer "qu’il y aura encore 200.000 primes à la conversion d’ici la fin du quinquennat. Il y en aura en fonction des demandes, on ne va pas dire aux gens qu’ils n’auront pas leurs primes car on a dépassé nos quotas."
Cette nouvelle prime à la conversion a pour objectif "de permettre au plus grand nombre de ménages de bénéficier de cette mesure". "Resteront éligibles pour la mise au rebut tous les véhicules classés Crit'air 3 ou plus anciens (à savoir les véhicules essence immatriculés avant 2006 et les véhicules diesel immatriculés avant 2011)", a précisé le ministère de la Transition écologique.