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Trois semaines après les pillages du 17 octobre, certains commerçants tentent de reprendre leur activité malgré des pertes parfois colossales

Mobilisation du 17 octobre : trois semaines après, comment vont les commerçants qui ont subi les pillages ? (image d'illustration) [Virginie Merle / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le 17 octobre dernier, le magasin Boxing Shop, situé aux abords de la place de la République, à Paris, a été vandalisé et pillé. Trois semaines plus tard, la vie a presque repris son cours normal, mais les séquelles sont bien réelles et plurielles pour les dix employés qu'Europe 1 a rencontrés. 

Entouré de gants de boxe, Dominique se tient droit au milieu de son magasin. Après les pillages du 17 octobre, le responsable de Boxing Shop n'a eu qu'une obsession : relancer la boutique au plus vite. 

"On ne va pas pleurnicher sur notre sort, on passe à autre chose. Comme on dit dans le sport, on peut gagner, on peut perdre, mais on repart à l'entraînement tout de suite". Le regard vif et les oreilles marquées par des années de sports de combat, le colosse garde la tête froide malgré les pertes considérables. 

"Il faut être méfiant sur tout"

"On a été pillé à 80%. Notre assurance n'a pas voulu prendre notre stock en charge, ni la perte d'exploitation. Donc, on n'a pas eu le choix que d'ouvrir. On a bossé jour et nuit pour retaper le magasin en urgence". 

Trois semaines plus tard, la boutique ne garde aucun stigmate de cette nuit de violence. Mais les employés restent encore très marqués, comme celui qui est surnommé "Big Ben". Telle une tour de contrôle, le vendeur a toujours un œil rivé sur la porte d'entrée. 

"Il faut être méfiant sur tout ce qui peut potentiellement se passer. Par exemple, quand il y a un groupe de cinq personnes qui entrent avec des cache-cou et des bonnets, vu que la plupart des personnes qui sont venues étaient aussi camouflées". Avec les nouvelles manifestations prévues ce samedi, les dix employés resteront particulièrement sur leurs gardes.