Entre deux journées de mobilisation sociale, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a annoncé vendredi que "le dispositif" de sécurité serait "reconduit" pour ce samedi, avec notamment 70.000 policiers et gendarmes mobilisés sur l'ensemble du territoire.
Le dispositif de sécurité pour la nouvelle mobilisation sociale samedi, à l'appel d'organisations syndicales et de jeunesse ainsi que des gilets jaunes, est "reconduit", avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés sur l'ensemble du territoire, a annoncé vendredi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
Pour la précédente journée de mobilisation sociale, jeudi, les syndicats avaient revendiqué une participation de plus de 1,5 million de personnes - les autorités ont elles recensé 575.000 manifestants, dont 65.000 à Paris.
Les manifestations se sont globalement bien passées, malgré quelques heurts dans plusieurs villes. Un total de 642 personnes ont été interpellées lors des manifestations sur l'ensemble du territoire, selon le ministre.
"On les attendra de pied ferme"
Pour samedi, ce dernier a fait état d'appels, sur les réseaux sociaux, "à la violence contre les forces de sécurité intérieure", "les bâtiments publics", "les commerces" avec "des pillages", ainsi que des "appels à la révolution, à l'insurrection, des mouvances ultragauche ou d'extrême gauche radicale". Il a également évoqué des appels aux "blocages d'axes de circulation" en matinée et "d'axes structurants".
Les 25 Centaure, les véhicules blindés de la gendarmerie, seront mobilisés samedi, tout comme "15 engins lanceurs d'eau" sur l'ensemble du territoire, ainsi que drones et hélicoptères, a-t-il précisé. De nombreux contrôles en amont seront réalisés "sur les flux routiers, sur les axes ferroviaires et dans les gares", a prévenu Laurent Nuñez.
"Les préfets ont pris des arrêtés d'interdiction de manifestation dans les centres-villes" et "évidemment, les centres-villes demain (samedi, ndlr) seront protégés systématiquement", a-t-il ajouté. "S'il devait y avoir des casseurs et des pilleurs, (...) on les attendra de pied ferme", a-t-il menacé, assurant que "ceux qui veulent manifester paisiblement, en toute sécurité, on les encadrera et on fera en sorte que la liberté de manifester puisse s'exprimer normalement".