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2027 : déjà divisé sur la primaire, le centre se déchire désormais sur l'immigration

[JOEL SAGET / AFP]

Quelques jours après les propos d'Édouard Philippe sur une surreprésentation des jeunes issus de l'immigration lors des pillages, le centre se déchire sur la question. Un sujet qui agace Édouard Philippe tandis que Gabriel Attal tente de l'éviter. 

À six mois de l'élection présidentielle, le camp de la droite et du centre continue de se diviser. Déjà en désaccord sur la primaire pour la présidentielle, Édouard Philippe et Gabriel Attal se divisent aussi sur la question de l'immigration.

En cause, les propos du maire du Havre sur la présence de Français issus de l'immigration parmi les pilleurs du 17 octobre. Le candidat Horizon a jugé patente la surreprésentation de jeunes issus de l'immigration parmi les pilleurs du 17 octobre. Et face aux critiques venues de la gauche, il s'agace.

"Dire qu'il y aurait des Français issus de l'immigration (dans les pillages ndlr) serait traduire une pensée raciste. Non mais on rêve ou quoi ? On est sous la forme d'une espèce de police de la pensée imposée par l'extrême gauche, imposée par Jean-Luc Mélenchon, qui est le premier à utiliser les codes de l'antisémitisme, qui est le premier à avoir réutilisé un terme, le terme de 'racisé'. Or, ce terme fait référence à quoi ? Est-ce qu'on a le droit de dire en France les choses telles qu'elles sont ?", s'agace Édouard Philippe face aux journalistes. 

«Je ne rentre pas dans ces débats-là», dit Gabriel Attal

Gabriel Attal, lui, refuse de reprendre ce constat à son compte. Le candidat Renaissance préfère parler des sanctions contre les casseurs plutôt que de leurs origines. 

"Moi je ne rentre pas dans ces débats-là. Vous savez, derrière ces débats, il y a aussi des Français qui ont des origines, ont une histoire. En tout cas, il y a des Français qui peuvent être heurtés par ce type de débat. Je pense que c'est plus utile de parler de comment est-ce qu'on remet l'autorité, le respect des règles, dès le plus jeune âge, pour tous les Français, d'où qu'ils viennent, et moi je ne les trie pas, plutôt que de rentrer dans ces débats", confie-t-il. 

Deux approches différentes pour deux anciens Premiers ministres qui s'opposent déjà sur la primaire pour la présidentielle. Mercredi soir encore, Gabriel Attal l'a réclamé, comme Bruno Retailleau ou encore David Lisnard.