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Drones espions ou saboteurs : les sites stratégiques français doivent organiser leur propre défense

Une instruction ministérielle oblige les opérateurs d'importance vitale à se protéger contre les drones malveillants. Centrales, réseaux d'eau, ports ou télécoms doivent désormais prévoir des moyens de détection et de neutralisation, sur fond de guerre en Ukraine et de survols en Europe. [© Genya SAVILOV / AFP]

Une instruction ministérielle oblige les opérateurs d'importance vitale à se protéger contre les drones malveillants. Centrales, réseaux d'eau, ports ou télécoms doivent désormais prévoir des moyens de détection et de neutralisation, sur fond de guerre en Ukraine et de survols en Europe.

Les opérateurs d'importance vitale doivent désormais renforcer leur protection contre les drones malveillants, utilisés à des fins d'espionnage ou de sabotage. Une instruction ministérielle signée par le gouvernement est entrée en vigueur cette semaine, trois mois après l'attentat déjoué au drone piégé à Leipzig, en Allemagne, attribué par le renseignement allemand à la Russie.

Centrales électriques, nœuds ferroviaires, réseaux d'eau, ports ou télécommunications sont concernés.

Un plan, des moyens de détection et de neutralisation

Chaque opérateur va devoir élaborer un plan, avec des moyens de détection mais aussi de neutralisation, disponibles sur place ou à proximité immédiate. Cette mesure concerne le "bas espace aérien", la portion du ciel où volent les drones. Les bases militaires sont déjà protégées par les armées contre cette menace, et ce sont désormais les installations vitales du pays qui doivent prendre les devants. 

Derrière cette nouvelle posture, les enseignements de la guerre en Ukraine et les survols récents en Europe. Les autorités considèrent désormais la lutte contre les drones comme un enjeu de sécurité nationale.

Distinguer l'accident du sabotage

La principale difficulté pour les autorités est de repérer ce qui relève d'un survol accidentel ou d'un acte malveillant. Les services de police ou de gendarmerie doivent donc systématiquement tenter de retrouver le télépilote aux alentours, l'interpeller et saisir immédiatement ses plans de vol.