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Crise lycéenne : à Paris, les hôteliers face à une importante vague d'annulations

À Paris, les annulations de nuitées ont bondi de 29% en deux semaines par rapport à l'an dernier. (illustration) [Franck FIFE / AFP]

Les images des commerces saccagés le 17 octobre ont fait le tour du monde, et les touristes font demi-tour. À Paris, les annulations de nuitées ont bondi de 29% en deux semaines par rapport à l'an dernier. Dans le Quartier latin, les hôteliers accusent le coup.

Il n'y a toujours pas d'amélioration. Selon le Groupement des hôtelleries et restaurations de France (GHR), 13.000 nuitées ont été annulées à Paris ces deux dernières semaines. Cela représente une hausse de 29% des annulations par rapport à la même période l'an dernier. L'organisation s'appuie sur un échantillon de 35 hôtels parisiens.

Un taux de réservation de 50 % pour novembre

Europe 1 s'est rendue à l'accueil d'un élégant hôtel quatre étoiles du Quartier latin, pourtant loin de l'épicentre des violences du 17 octobre, pour comprendre l'impact que les violences ont eu sur la réservation de nuitées. Valérie, la directrice, accuse le coup. Pour le mois de novembre, son taux de réservation n'atteint que 50 %.

Dans un établissement voisin, le constat est le même. Sofiane, réceptionniste, compte des dizaines d'annulations pour le mois à venir. Il endosse désormais un nouveau rôle : rassurer les clients.

Brader les nuitées pour limiter la casse

Au comptoir d'un autre hôtel, Heidi parvient parfois à convaincre les clients de maintenir leur séjour. Certains choisissent toutefois d'avancer leur départ au vendredi. Pour limiter la casse, elle ne voit qu'une solution : brader les nuitées pour tenter de remplir les chambres désertées.