Lundi, le Brent est tombé à 106,24 dollars et le WTI à 97,33 dollars. Des informations de presse indiquent que les États-Unis et l'Iran privilégieraient la voie diplomatique plutôt qu'une nouvelle escalade. Certains analystes appellent toutefois à la prudence à l'approche des élections de mi-mandat.
Lundi, le Brent est tombé à 106,24 dollars et le WTI à 97,33 dollars. Des informations de presse indiquent que les États-Unis et l'Iran privilégieraient la voie diplomatique plutôt qu'une nouvelle escalade. Certains analystes appellent toutefois à la prudence à l'approche des élections de mi-mandat.
Le pétrole recule fortement lundi sur l'espoir de progrès diplomatiques au Moyen-Orient, des informations de presse relatant que Washington et Téhéran chercheraient à privilégier le dialogue plutôt qu'une nouvelle escalade.
Aux alentours de 16h en France, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en janvier, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, chutait de 6,34 %, à 106,24 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en décembre, perdait 6,52 %, à 97,33 dollars.
Washington et Téhéran misent sur le dialogue
La baisse s'explique par "un rare optimisme de la part de l'Iran concernant les avancées diplomatiques" pour résoudre le conflit avec les États-Unis, ainsi que par le fait que "le président Trump privilégie la poursuite des efforts diplomatiques" plutôt que de nouvelles attaques, affirment les analystes de DNB Carnegie.
Malgré les menaces respectives, des tractations entre Téhéran et Washington sont en cours sous l'égide du médiateur qatari.
"Nous nous efforçons de résoudre le problème par le dialogue. À cet égard, le guide suprême a conféré certains pouvoirs au gouvernement", a déclaré, sans préciser lesquels, le président iranien Massoud Pezeshkian, cité par l'agence Irna.
Lors d'un appel avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Donald Trump aurait de son côté émis le souhait de laisser les négociations suivre leur cours plutôt que de frapper l'Iran immédiatement après les élections américaines, selon un article du média Axios publié dimanche.
Cependant, "les signaux diplomatiques pourraient être tactiques à l'approche des élections de mi-mandat", a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. Car "la guerre est impopulaire aux États-Unis, notamment en raison de la flambée des prix des carburants, et Trump a un intérêt politique à suggérer qu'une fin possible du conflit est envisageable", a-t-il ajouté.
L'analyste a rappelé que le média Axios avait déjà relayé des informations laissant entendre des percées diplomatiques imminentes, qui n'ont pas débouché sur des accords concrets.
Les raffineries russes de nouveau visées
Par ailleurs, Moscou a affirmé en fin de semaine dernière que l'Ukraine avait de nouveau frappé des raffineries de pétrole en Russie après une "pause".
Cette suspension des frappes d'environ deux semaines avait réduit l'écart entre le prix du baril de brut et celui du gazole, qui contribuait à la hausse des prix à la pompe.
Cet écart est actuellement "à son plus bas niveau depuis le début du mois d'octobre", selon les analystes d'ING, mais pourrait se creuser à nouveau avec la reprise des frappes.