En Israël, les tractations politiques s'annoncent décisives après les élections législatives de la semaine dernière, qui n'ont pas permis à Benjamin Netanyahou d'obtenir une majorité. Le président Isaac Herzog doit entamer mercredi des consultations pour désigner le prochain candidat au poste de Premier ministre. Plusieurs scénarios sont envisagés, alors que le pays risque de s'enfoncer dans une nouvelle impasse politique.
Donald Trump hausse à nouveau le ton contre l'Iran. À 24 heures des élections de mi-mandat, un scrutin décisif pour la fin de son mandat, le président américain évoque la possibilité de porter un nouveau coup à Téhéran. Le locataire de la Maison-Blanche s'est d'ailleurs entretenu à ce sujet avec Benjamin Netanyahou.
Le Premier ministre israélien, lui, est toujours en poste, alors que les élections législatives de la semaine dernière ne lui ont pas permis d'obtenir une majorité. Pour l'occasion, Europe 1 s'est rendue sur place, où les tractations doivent se poursuivre.
Une série de consultations
La semaine s'annonce particulièrement chargée sur le plan politique en Israël. Mercredi, le président de l'État, Isaac Herzog, entamera une série de consultations avec les représentants des différents groupes parlementaires. Chacun d'entre eux lui fera part du nom du dirigeant qu'il recommande au poste de Premier ministre.
À l'issue de ces consultations, le président désignera le candidat qui lui semble le mieux placé et le chargera de constituer la prochaine coalition gouvernementale. Le chef de l'opposition centriste, Gadi Eizenkot, aurait le plus de chances d'être désigné, sans pour autant être assuré de parvenir à former un gouvernement.
Plusieurs options
L'opposition est certes majoritaire, mais certains de ses dirigeants sont réticents, voire opposés, à l'idée de former un gouvernement qui dépendrait du soutien des partis arabes, considérablement renforcés par le scrutin.
L'option d'un gouvernement d'union, réunissant l'opposition centriste et le Likoud de Benjamin Netanyahou, est également envisagée. Elle est favorisée par le président Herzog, mais ne suscite guère d'enthousiasme, ni chez le Premier ministre sortant ni chez ses adversaires.
Si aucune issue ne permet de sortir de l'impasse politique, des élections anticipées pourraient se tenir au printemps prochain. Une éventualité qui pourrait bien avoir la préférence de Benjamin Netanyahou.