Édouard Philippe a rejeté l'idée d'une primaire à droite et au centre proposée par Gabriel Attal, qu'il juge source de "division" et de "confusion". Le maire du Havre, en perte de vitesse dans les sondages, estime que les candidats devront prendre leurs responsabilités en février.
Édouard Philippe a réaffirmé au 20h de TF1 son opposition à l'idée d'une primaire pour désigner un candidat unique de la droite et du centre à la présidentielle. Il réagissait à la proposition de son concurrent Gabriel Attal, lancée il y a quatre jours, d'organiser une "primaire des démocrates".
"Je ne crois pas que cette primaire aura lieu. Je pense que cette primaire, c'est une primaire de la division et une primaire de la confusion", a déclaré le maire du Havre, président du parti de centre droit Horizons. Il est le mieux placé dans les sondages à droite et au centre, mais en perte de vitesse ces dernières semaines. Selon lui, "le principe même d'une primaire, c'est d'appuyer sur les différences entre les candidats. Or je pense que nous avons à créer du commun beaucoup plus qu'à appuyer sur nos divisions".
Pour l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron, ce processus serait aussi source de confusion, car il rassemblerait "des gens qui sont les continuateurs du macronisme pour M. Attal et d'autres qui tendent la main à l'union des droites". Il faisait référence à David Lisnard, candidat de la droite libérale, qui a fait une percée récente dans les sondages et se pose en rival sérieux du président de LR, Bruno Retailleau.
Lisnard attaqué sur sa position face au RN
Le maire de Cannes a été particulièrement visé pendant le week-end par des personnalités du centre, qui jugent son refus d'une alliance avec le Rassemblement national insuffisamment clair. Il s'en est de nouveau défendu dimanche, assurant qu'il n'entendait gouverner "ni avec les macronistes ni avec le RN".
Édouard Philippe estime que les candidats de cet espace politique devront prendre leurs "responsabilités" pour se départager, pas avant février. "Au mois de février, chacun prendra ses responsabilités, j'ai l'habitude de prendre les miennes", a-t-il ajouté, laissant entendre que les candidats les moins bien placés devraient alors se retirer.